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Bonus #1 – Jeu Vidéo – Questionner son approche d’un media

Poussière de Bonjour,

Ceci est le premier Bonus du Bric-à-Brac. Il s’agit d’un complément; d’une réflexion un peu plus personnelle et moins formelle en lien avec l’article Le Genre dans les Jeux Vidéo.

Le fait est que, plus jeune, j’étais un véritable gameur, au courant de toutes le sorties, collectionnant les goodies, et cætera. Mais avec le temps, j’ai délaissé cette passion et lorsque j’ai commencé ma rédaction de l’article sur le Genre dans les Jeux Vidéo, il m’a fallu m’y replonger. Moi qui avais toujours vu le JV, au mieux comme un objet culturel de divertissement, au pire comme un simple passe-temps, j’ai dû repenser mon image de ce média à part entière qu’est le Jeu Vidéo.

En ouvrant un peu les yeux, on se rend compte que le Jeu Vidéo est, sous de nombreux aspects, comparable au Cinéma. Il a ses codes de représentation, son langage et bien sûr son marché avec ses blockbusters, ses franchises, et ses productions indépendantes.

Au delà du simple divertissement se trouve donc une véritable richesse intellectuelle et artistique propice à l’interprétation. Pourtant ce média, s’épanouissant surtout dans la pop culture, est injustement rabaissé, dévalorisé et présenté comme un loisir futile à l’impact négatif sur les jeunes générations. A l’instar d’autres pratiques culturelles populaires, il est considéré par certains comme une « sous-culture ». Comme je l’ai déjà dit dans ma « sympathique » Lettre Ouverte à Alain Finkielkraut, je n’aime pas la hiérarchisation culturelle et je pense que tout média peut offrir un contenu de qualité, profond ou non. Le mode d’expression n’est pour moi pas annonciateur de la nature du fond de l’œuvre.

Si l’aspect divertissant du Jeu Vidéo reste néanmoins bien réel et assez central dans sa conception, il ne faut pas oublier qu’il possède aussi une véritable dimension artistique. Comme dans tout art, on y retrouve un système de signifiants et de signifiés, les premiers étant des éléments directement perceptibles (de graphisme, de sound design, etc.), et les seconds étant les idées véhiculées par ces éléments (les « messages » transmis par le jeu). Ce « langage du jeu » est complexe, il donne des clefs de lecture de l’œuvre tout en laissant la part belle à l’imagination du joueur. Le gameplay, inhérent au jeu, est aussi empreint de créativité et de sens (le gameplay a son histoire et ses codes qu’il paraît aberrant de transgresser). Le JV est également interdépendant avec son contexte de création. En effet, si époque et pays d’origine influencent les thématiques abordées, le Jeu Vidéo et aussi tributaire de l’évolution technologique et des différents supports à sa disposition.

(Si vous vous interessez au rapport Jeu Vidéo / Art, je vous conseille l’excellente émission « Esthet’Geek » de la chaîne Samaï Cedlart)

Les différentes œuvres vidéoludiques peuvent en effet être vues comme le reflet de leur époque et constituent un objet d’étude à part entière. (En lisant l’ouvrage Genre et Jeu Vidéo, une remarque m’avait par ailleurs interpellé : un sociologue expert en série TV trouvait normal d’en regarder pour se documenter mais était étonné que son comparse expert en Jeu Vidéo ressente le besoin d’y jouer pour mieux les comprendre et les étudier. Preuve encore une fois que ce média est déprécié et injustement considéré comme un seul loisir)

Enfin, le Jeu Vidéo, comme le Cinéma fait partie intégrante du tissu social et si on se retrouve avec plaisir pour regarder un film, on jouera également volontiers avec des ami-e-s aux Jeux Vidéo. Par leur portée cathartique, ils procurent des émotions et un sentiment d’immersion, d’identification. Ils balayent un panel de genres très important offrant à tou-te-s les joueurs/euses un contenu qui peut les satisfaire. De plus, à l’inverse des œuvres cinématographiques, les jeux ont la particularité d’être interactif et de casser la linéarité de la narration pour que le joueur progresse à sa guise par le truchement du gameplay.

Je dois admettre que j’étais victime de clichés sur les Jeux Vidéo que je regardais parfois avec un certain dédain. Mea Culpa. Cela prouve bien qu’il est toujours nécessaire de questionner la vision que nous avons de notre environnement culturel car celle-ci est, qu’on le veuille ou non, souvent victime de biais.

Je vous laisse là-dessus et vous invite à faire preuve d’ouverture dans vos pratiques culturelles.

Poussière de bisous

PS : Si vous vous intéressez à une approche alternative du Jeu Vidéo, je vous laisse le lien d’une chaîne Youtube qui fait ça bien mieux que moi. Il y a justement une émission sur le Jeu Vidéo et son rapport à la société. Allez-y c’est cool ; le premier numéro était sur Pokemon :

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